Said Saadi:Un GRAND, OUI!

7 mai, 2007

Je peux dire aujourd’hui que j’ai serré la main à tous les grands hommes politiques démocrates d’Algérie. 

Pour commencer, je citerai tonton Sadek Hadjres, ensuite el marhoum Hachmi Cherif puis Mr Réda Malek et pour finir, cet après midi Dr Saïd Saadi.  Vous ne pouvez vous imaginer l’émotion et le bonheur que cela suscsite en moi. 

Dans le cadre des législatives du 17 mai 2007 et dont ma mère est candidate sur la liste RCD de la wilaya d’Oran, j’ai pris part à cette compagne. D’ailleurs, aujourd’hui se tenait le meeting du RCD animé par le docteur Saïd Saadi.  Je peux vous dire, que tous les vrais démocrates petits et grands d’Oran étaient présents à ce meeting. Dr Saïd Saadi est d’une éloquence, d’un charisme et d’une ferveur pour son peuple comme je les affectionne. Pourtant, je ne developpe pas le culte de la personne mais je considére, en tant que jeune,  que nous avons besoin de repéres et d’exemple pour construire nos éspoirs et batir notre avenir sur des valeurs dèmocratiques.  Après sa tournée à Ain Defla, Chlef, Relizane et Mostaganem, il est arrivé à Oran. 

C’est un homme très décontracté, très chaleureux et qui connaît bien sa société car il en parle avec esence. J’ai pu assister à la conférence de presse qu’il a animé et je peux vous assurer que c’est un fervent défenseur des droits de l’homme et des intérêts du pays. Selon les journalistes, de tous les meetings donnés à Oran, jamais la salle n’a été aussi chaleureuse et qualitative. C’est un grand soulagement pour tous les démocrates présents. 

Si seulement l’Algérie pouvait être dirigée par un homme de cet envergure, je suis certaine que beaucoup de choses seraient remises à leurs places. 

En termes de Droits de l’homme, de distribution des richesses nationales, de qualité de vie culturelle et sociale, le RCD présente une vrai alternative républicaine et démocratique.

Pour saisir le sens de mon impréssion, visitez ou revisitez le site www.rcd-algerie.org.

Rym Hadir ABDOU.

Demain lundi 7mai à 17h, meeting RCD au cinéma Colisé!!!!

6 mai, 2007

Cher-e-s ami-e-s internautes, 

Chose promise, chose due.

 

Le grand meeting RCD se tiendra demain, lundi 7 mai.Oui demain  à partir de 14 h au cinéma Colisé. 

A votre arrivé, vous allez avoir la grande surprise d’assister à un spectacle musical avec le groupe Ahl El Diwan (Oups! Ce n’est plus une surprise). 

A 17h, l’ouverture du meeting par le Dr Saïd Saadi. 

Venez nombreuses et nombreux pour poser toutes vos question et passer un moment de  détente-débat autour d’une Gaâda musicale. 

Votre présence est primordiale pour tous les démocrates d’Oran.Elle sera à la fois une démonstration de notre force et aura un effet psychologique sur les uns et les autres. 

Au fait! Écoutez la chaîne 1, demain lundi 7 mai à 12h45. 

Vous serez bien surpris cette fois ci.

Pensée entre deux tours

1 mai, 2007

Salut ami-e-s internautes

N’oublions pas que le droit de vote est aussi un devoir. Devoir de s’impliquer dans la vie du monde dans lequel on vit, pour soi, pour ses proches et pour ceux qui nous entourent et que parfois on ne voit jamais.

S’impliquer dans un regard solidaire qui ne s’éveille pas seulement lorsque l’ on touche à notre confort et à nos habitudes individuelles.

Il faut se rappeler, d’autant plus dans ces moments de doute que peuvent traverser certains, que l’important c’est de voter pour ses convictions et pour ses croyances les plus profondes. Même si souvent on ne s’y retrouve pas ou si l’on doit aller vers le moins pire, des fois il faut savoir ce qu’on ne veut pas et l’exprimer quand on en a l’occasion .

le 17 mai prochain n’oubliez pas de voter, mais faites le en connaissance de cause et en prenant conscience de ce que çela implique dans un sens comme dans l’autre.

Et surtout que cette conscience citoyenne ne s’arrête pas le lendemain du 17 mai car quel qu’en soit le résultat, l’avenir doit être construit à chaque instant, chaque jour et pour toutes les élections à venir.

Tryo revu  par RYM. 

Appel à plus de resonsabilité!

26 avril, 2007

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« Si tu dis, tu meurs,

Si tu te tais, tu meurs,

Alors dis et meurs! »                                         

Tahar Djaout. 

Ce matin, lors d’une discussion avec des amis de cours sur les législatives de mai prochain, nous avons abordé celles de 1991 et les maux qu’elles ont suscités.C’est d’ailleurs, l’une des raison pour la quelle, j’ai commencé par la citation de Tahar Djaout qui est un écrivain et journaliste algérien, assassiné par les terroristes en 1993. 

Je souhaiterai que tous ceux qui liront ce billet aient une obligation de mémoire en vers les femmes et hommes qui ont construit l’Algérie d’avant et après 62. 

Ces hommes comme Tahar Djaout, Kateb Yacine, Abdel Kader Alloula, Abdel Rahmane Far El Dheb, Hassiba Benboulaid et bien d’autres.  Ces hommes et femmes qui ont été soit tués ou marginalisés, alors qu’ils sont l’essence même d’une Algérie de savoir et de culture, au lieu d’une Algérie de mafia économique et politique. 

Aujourd’hui, nous avons plus la chance de les avoir pour qu’ils puissent nous éclairer sur la situation. Celle d’une Algérie déchirée entre religion, coutumes, traditions, intérêts individuels et injustices sociales.   

Mais heureusement pour nous qu’ils nous ont légué leurs patrimoines pour nous enrichir de savoir et de savoir faire durable et non de rentes et de flux monétaires substituables. 

Heureusement pour nous, qu’il  existe encore des femmes et des hommes qui perpétuent leur courage et leur génie au nom de l’intérêt social. 

Ces photos ont été prises lors du spectacle de Gnawa diffusion au théâtre régional Abdel Kader Alloula, preuve de l’amour que peuvent porter les algériens à leur culture, leur drapeau, leur pays et à la mémoire de leurs morts. 

J’appelle tous les algériens qui lieront ce billet à une responsabilité citoyenne et un respect de l’identité algérienne qui n’est pas celle du conflit religieux et de la division de l’Algérie en parts d’intérêt d’enrichissement par l’argent et de quotas politiques mais à une identité unie et une souveraineté par le peuple et pour le peuple. 

Alors, j’appelle les algériens à voter massivement lors des législatives de mai 2007. D’abord pour leur bien être mais aussi pour leur implication dans l’Algérie de demain. 

Je vous invite à voir le bolg suivant : legislatives2007.wordpress.com 

Je vous invite aussi à vous documentez sur le site suivant : www.rcd-algérie.org   

yasmine à droite et moi à gauche:

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Bain de jeunes en attente:

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Billet spéciale ILO

17 avril, 2007

 

Très chère ILO,

 

Belle Algérie ! Et avec toutes les difficultés face au quels nous sommes confrontés quotidiennement.

 

Belle Algérie par ce que c’est notre pays et belle Algérie par ce que nous ne serons jamais mieux que chez nous.

 

Faudrait il seulement que la volonté des autres se manifeste, ces autres qui se permettent de décider à nos place, gérer nos vies comme ils le souhaitent et de jouer de nos sorts comme s’il jouait à Counter – Strike.

 

Bref ! J’aime mon pays, j’aime ma famille, j’aime mes ami-e-s avec leurs qualités et leurs défauts mai un système reste un système. Si on le trouve mauvais, il faut le dénoncer et tout faire pour le changer.

 

Pour ce qui est des Zélotes New Generation, je me souviens que mes professeurs de lycée nous disaient tout le temps que «l’histoire se répète». Donc tant qu’il y aura des radicalistes musulmans, Chrétiens, Juifs ou de toute autre forme, nous ne nous en sortirons jamais de cette spirale.

 

La course au pouvoir pour s’enrichir n’en est pas moins responsable.

 

Biz et à très bientôt.  

Faut il que cela fasse au tant de boom puisque c’est Alger?

11 avril, 2007

Aujourd’hui, 23 mort et 165 blessés dans un attentat perpétré par le GSPC ou branche Quaida Maghreb.

Ces attentats ont visé le palais du gouvernement et un commissariat d’une des banlieues d’Alger.

Selon mes sources, le premier visé le Belkhadem et le second Boutef qui devait se trouver à l’endroit même mais… ?

Les orchestres de l’amnistie se retrouvent victimes de leur œuvre.

C’est clair qu’il faut faire le lien avec les attentats de Casablanca et les événements 2006 en tunisie.

Les législatifs sont pour le 17 mai 2007, c’est aussi un lien. Puisque les dirigeants islamistes sont interdits de l’exercice du pouvoir politique.

Au delà de ces aspects politiques, est ce que les algériens vont se rendre compte du danger que représente ce mouvement ?

Car en toute logique s’ils votent mal et surtout MSP et ses alliés, l’Algérie est partie pour devenir comme l’Iran ou l’Afghanistan.

En d’autres termes, femmes fantômes, hommes gourous et enfants tyrannisés.

Profitons cette fois pour voter laïques, c’est à dire RCD et donnons l’occasion à ceux qui donneront leurs preuves dans une Algérie forte non pas de son passé mais de ces hommes d’aujourd’hui.

Des hommes construits par le savoir qui est le seul moyen de notre crédibilité et non des histoires à faire dormir debout et des légendes qui datent d’il y a 1400 et quelques années.

Ces terroristes qui déclarent tuer au nom de Dieu, ne le font ils pas par la simple envie d’assouvir un désir de trône ?

Oui ! C’est des gens qui sont assoiffés de pouvoir et qui font payer aux citoyens le prix de leur machiavélisme.  

Croyez vous que Dieu, nous a crée pour nous voir nous entretuer ?

 

D’une autre part quel fut ma surprise, lorsque j’ai lu l’actualité sur internet!

 

Chirac, Zapatero, Douste Blazy, UE, tous ont été profodément touchés par cette tragédie mais il faut dire que celà ne s’est jamais arrêté dans tout le territoire national.

 

Devait il que se soit la capital ou les politiques qui soient ciblés pour qu’il réagissent!

 

Pourtant plus de 6 attentas ont été commis depuis le début de l’année et jusqu’à lors Boutef ne s’est pas encore prononcé.

Visa refusé

7 avril, 2007

Dans dix jours, nous allons recevoir l’un sinon l’unique groupe qui a su faire vibrer la jeunesse algérienne à ces moments les plus déserts « Gnawa diffusion » et qui tire son dogme de ce même lieu, le Sahara.

Tout ce qui ont mon âge, c’est-à-dire entre 22 et 30 ans, s’auront ressentir le sentiment que je nourrit pour ce groupe qui est né loin de nos frontières mais qui tire ces sources de notre culture et notre histoire.

Au commencement de mon adolescence, j’aimais me retrouver avec mes ami-e-s à utopiser de ce que serait l’idéale pour nous jeunes algériens qui étions en pleine crise politique et voir surtout identitaire et sociale, alors que nous avons passé notre enfance à contempler les récits de nos parents, concernent leur génération.
Il faut dire que la plus par d’entre nous ont été bercés par la couleur rouge qui est à mon avis la seule couleur porteuse d’espoir pour l’Algérie de demain.

Ce qui nous réunissais, en plus du fait d’être la jeunesse algérienne était la musique dans sa diversité. D’ailleurs cela, c’est traduit par l’émergence de plusieurs types de groupes, rock, reggae, rap. C’était : la fuite de la réalité !

Tout ce mixte de personne, c’est connu autour d’un groupe Gnawa diffusion.
Qui n’a pas chanter « ouvrez les stores » ou encore « Hassan el terro » et bien d’autres ?

La musique de ce groupe a été l’élément propulseur d’une nouvelle identité algérienne loin des stéréotypes sociaux qui existaient. Les jeunes se sont trouvés un nouveau moyen de rêver sans se déraciner de leur origine.

Une origine comme plate forme d’une identité algérienne unie et révolutionnaire à sa manière, loin des calcules étroits du régionalisme et des politiques. Mais surtout une évasion spirituelle pour ces jeunes perdus entre religion, coutumes, traditions et terrorisme.

Mes parents écoutent Fairouz, Oum keltoum, Abdel hamid hafed, Marcel Khalifeh ou bien encore Paco, Brassens, Brel ou ferrat.

Il nous a été longtemps difficile de décrocher de leur sens poétique que nous apprécions d’ailleurs car il donne un caractère de résistance, d’immatérialisme et de romance à notre personnalité.

Aujourd’hui, nous rêvons encore et même éveillés. Aujourd’hui, nous sommes plus lucide et adulte qu’au par avant. Nous allons sûrement, nous retrouver le 20 autour d’une gaada à la Gnawa Diffusion.

On dansera, on rira, on critiquera certaines personnes ou certaines personnalités mais surtout on se retrouvera autour d’un idéal qui nous réunira encore une fois.

Les plus novices rêverons que Amazigh soit leur président ! Quand aux autres, ils feront un pèlerinage à domicile au lieu de se taper quelques neuf cents kilomètre pour revivre l’unique sensation de bien être chez soi et que l’on peut ressentir qu’au beau milieu des dunes sous un ciel noir mais bien illuminé par ces Etoiles.

Notre désert par son silence, sa grandeur et ses esprits reflète notre prospérité et je le remercie car il a été le seul à nous accueillir au moment ou on recevait ‘ Visa refusé’.

Réflexion matinale

5 avril, 2007

La France !

Combien de femmes et d’hommes de lettres qu’ils soient natifs ou accueillis ont écrit sur la France ?

De cela vous comprendrez que mon désir n’est pas de faire un article qui parlerait de l’histoire, la culture, l’économie ou bien encore la politique française qui est actuellement au cœur des débats.

Mon désir est d’écrire, tout simplement, ce que je ressens pour cette France ou envers cette France que j’ai connue passagèrement en réalité, dont j’ai étudié sur elle du fait de notre histoire commune et de ce que mes parents m’ont véhiculé d’elle. Mais aussi de cette France qui est le point de départ de ma réflexion d’aujourd’hui.

Ma première approche avec cette France a été poétique plus qu’autre chose, vu mon petit âge quand j’y ai séjourné avec ma mère qui entreprenait des études en poste graduation.

L’image que je garde est celle de la LIBERTE et le premier poème que j’ai appris était d’ailleurs celui de Paul Eluard « Liberté ». C’est drôle car je vis dans un pays dont le peuple a arraché sa liberté mais je ne ressens rien de plus que l’obligation de mémoire en vers cette guerre. Alors que la chimie que peut dégager la liberté me vient de celui qui nous l’a dérobé.
La réalité d’un jeune émigré qui y vit peut être complètement différente de la mienne.

J’explique cela par le fait que ce terme n’est tout simplement pas algérien puisque si je parle de guerre de libération, de révolution agraire ou bien encore d’octobre 88, le premier mot qui me viendrait en tête serait « Algérie ». Alors que si je parle de Droits de l’homme et des libertés fondamentales, je penserai à la France.

Il faut dire que mon contacte à mon pays n’est pas vraiment poétique puisque même nos manuels scolaires sont très patriotiques. De ce fait, nous n’apprenons pas à vivre librement mais à vivre une liberté qui n’est pas d’actualité pour notre génération.

Notre identité est notre histoire, notre culture, notre politique et par conséquence notre évolution, les plus intelligents vont se nourrir des autres civilisations. Ce qui fait la différence entre un algérien perdu qui ne fait rien de tout cela, un algérien typique qui ne fais qu’apprendre par cœur ce qu’on lui dicte et un algérien libre qui va au-delà des normes qui constituent notre société.

Soudain, il me vient à l’esprit une question : Qu’elle est la raison qui n’a pas laissé les autres générations nous éduquer dans la liberté ? Une liberté non pas d’indépendance mais une liberté de choix de vie dépassant les tabous.

Aujourd’hui, comme dans le passé, c’est à nous de s’arracher cette liberté. Mais comme tout aurait été plus facile pour nous si cela avait pu être réglé en 62 comme pleins d’autres choses.

Les jeunes de maman – papa ne sont pas majoritaires mais ils sont les plus avantagés matériellement, reste à voir ces prochaines années s’ils seront à la hauteur intellectuellement même si tous les moyens sont en leurs faveurs.
Que reste il pour nos autres ami-e-s ?

Certes que les programmes déferlent, mais qu’en est il de leurs accecibilités et de la réalité ?
Je me pose cette question car souvent en cours, je suis soucieuse du devenir de mes camarades qui viennent des zones rurales et qui n’ont rien de plus que la langue arabe, la bourse trimestrielle, une chambre lamentable et des ouvrages dépassés.

Segment d’une vie d’algérienne

1 avril, 2007

Le jeudi passé, j’ai du prendre le train d’Alger pour rentrer chez moi à Oran. C’est alors que je me suis décidée à publier cet article qui pour moi représente un échantillon de la vie de chaque algérien.

D’abord, il pleuvait à toron et il faisait très froid par apport à la semaine passée.
J’arrive à la gare, je prends mon billet et j’attends dans le hall que le train de 15 h arrive.
Les gens défilent, les couples, les personnes seules, une équipe de cadet de l’ASMO qui est un club de foot, un chinois, des femmes très pauvres avec leurs enfants qui négocient sur les billets pour réduire le nombre à acheter car chez nous tout ce négocie.

Un des agents vient vers moi et m’informe que le train est bien arrivé et que je pouvais aller m’installer à l’intérieur pour être dans une bonne place car je risquais de ne pas en trouver puisque il y avait beaucoup de monde qui partait chez eux pour fêter le Maoulid El Nabaoui El Chérif.

Je m’exécute aussi tôt mais je suis interpellée d’abord par un citoyen que j’ai bousculé sans faire attention et au prés du quel je m’excuse mais sans grande réussite car le mec voulait me déffencer. C’est alors qu’un policier vient à ma rescousse mais à son tour, il me perturbe car ce dernier voulait mon numéro de mobil. Il pouvait toujours rêver !

Je m’installe dans un siége juste à côté de la porte qui mène au deuxième wagon pour pouvoir fumer tranquillement car si je fumais dans la cafétéria je risquais de me faire lyncher mais j’ai fait le mauvais choix car toutes les deux minutes, il y avait un passager qui surgissait de nulle part et qui n’était même pas foutu de refermer la porte derrière lui. Cela ne m’a pas du tout surpris car de un je connais assez bien mes compatriotes et de deux les contrôleurs et le personnel eux même avaient recours aux mêmes comportement.

Au bout d’une demi heure de voyage, j’ai commencé à lire un livre qui parle de pétrole et que je venais d’acheter. Il faut dire que ce livre m’a donné beaucoup de succès car je me suis faite interpeller par deux jeunes hommes, l’un travaille à la Sonatrach qui est l’unique entreprise algériennes dans le secteur des hydrocarbures et l’autre travaille chez Halliburton qui est une entreprise américaine d’activités pétrolières, implantée en Algérie pour faire de la prestation de service dans les forages et les métiers s’y référents.

Quelle fut ma surprise quand je me suis rendue compte que j’étais mieux informée qu’eux, en ce qui concerne leurs métiers.

Par contre, j’ai bien sympathisé avec le second qui doit avoir une ou deux années de plus que moi. On a discuté surtout des conditions des femmes dans notre pays.
Il avait l’air d’être pour l’émancipation des femmes mais, le fameux mais, pour lui, il ne fallait pas trop que ça s’éloigne des principes de la charia, comme 99% des algériens. Notre discussion, c’est encore terminé sur un : « donne moi ton numéro de téléphone car je souhaiterai te revoir, tu m’as ensorcelé ».

J’arrive à la gare d’Oran, je prends un taxi, direction chez moi. Encore une fois, le taximan me prend pour une prostitué car il était inconcevable pour lui qu’une jeune fille de bonne famille comme il l’a dit si bien puisse voyager toute seule et la nuit.

Ouf ! Je suis enfin chez moi, dans un environnement qui est pour moi tout à fait normal et équilibré.

Je me rends compte que le sens de normal n’est vraiment pas pareil pour nous, les algériens. Ce mot est utilisé à tord et à travers : la corruption est normale, la violence est normale, le vol est normal, l’amnistie est normale et un jour sous prétexte que tout est normale, les islamistes prendront le pouvoir et il recommenceront leurs carnages.

Conclusion, faut il devenir normal ou fou dans ce pays pour pouvoir faire avancer les choses.

A la veille de la journée internationale des femmes

6 mars, 2007

Le 08 Mars en Algérie est un événement fêté par toutes les femmes et pas seulement celles qui actives dans le milieu associatif ou celles qui accèdent à un certain niveau d’instruction.

Si vous venez d’Algérie, vous serez de mon avis. Si vous êtes en dehors de l’Algérie, vous le constaterez par vous même à travers les différents supports médiatiques.

Le pourcentage de la gente féminine représente 48% de la population algérienne.
Selon l’ONS, l’activité féminine en Algérie représente seulement 12% de la population active totale.
Le taux d’activité féminin en zone urbaine représente 77% du taux d’activité féminine totale.

L’association des femmes algérienne cadre présente un taux de 40% de femmes cadres dont seulement 5% qui occupent des postes clés de décisions.

Ces taux sont très faible pour un pays où l’accès à l’éducation est gratuit et ou le code du travail prônent l’égalité hommes femmes en matière de salaire, contrairement à un code de la famille qui est juridiquement discriminatoire envers les femmes car il les met en situation d’infériorité. Ce qui lui vaut sa dénomination « le code de l’infamie ».

Les causes sont plus profondes, du fait des traditions qui renvoient à une mauvaise interprétation de la religion musulmane et par conséquent des pratiques et comportements rétrogrades.

Le machisme est très apparent dans la société algérienne même dans les grandes villes comme Oran, Alger, Constantine ou Annaba et où la population se considère comme étant moderne et civilisée.

Lors d’une discussion, avec des camarades garçons ce matin, concernant les activités professionnelles à la fin des études, le débat s’est orienté vers la question du mariage.

L’un d’entre eux a déclaré qu’il souhaitait se marier dés septembre. Il a été questionné sur le choix de sa future femme. Sa réponse était le souhait d’avoir une femme qui n’est pas portée sur les études et le travail et qu’il lui fallait bien quelqu’un qui lui remplisse le ventre.

Ce n’est qu’un exemple mais bien représentatif des hommes algérien.

La semaine dernière, une camarade s’est absentée lors d’un examen. La cause de son absence était ses fiançailles la veille. Je lui est dit qu’elle aurait pu les retardé et sa réponse était tout simplement que son fiancé ne voulait pas et qu’il considérait que c’est plus important que les études.

C’est deux exemples traduisent réellement le type de relation qu’entretient le couple algérien.


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